Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Jeudi matin 8 février, 8 h – 12 h 30 à Sincérité, tu te reposes j’espère…

Aimé,

J’ai compté, approximativement : 21 ans de lettres, soit 231 mois (11 par an), 2 lettres minimum par mois = n° 462… ! (Je ne sais pas pourquoi Colette ne compte qu’à partir de 1975, apparemment...) Que d’états successifs ; ces moments où, en vérité, c’est physiquement la confusion : je suis à Sincérité, ou au Banyan, etc., et mon corps bouge, va, vient rue Campagne Première… Où suis-je au réveil ? Où suis-je dans mon bureau ? Et puis, maintenant, la coulée, la continuité s’amorce …, le plein, en quelque sorte. En traversant le Boulevard Raspail hier, un mot m’est venu comme ça, directement : l’ancrage. Et je le reconnais comme absolument juste. Chaque retour à Sincérité m’apporte, tu le sais, plus, plus et plus. Mais l’ancrage … d’une énergie, d’une force, quelque chose comme ça, c’est beaucoup : pas de « plus » à ajouter les uns aux autres, c’est une Réalité, une. Et comme, chaque fois, ta gentillesse, ta présence, ta participation sont une aide pour tout, en tout. L’accord avec René joue beaucoup : tel qu’il s’est manifesté, ce que tu lui en as dit, ce que tu m’en as dit. Ce que tu m’as dit par ailleurs qui justifie mon refus de recevoir les projections d’un Absolu comme il tente de le faire sur moi. Tout cela, oui, fait avancer. Et aussi, j’ai « goûté » avec joie ce que tu lui as répondu si limpidement à propos des Prévôts et de leur place en toi… Naturellement, je le savais totalement ; mais t’entendre le lui dire apporte, ou plutôt montre là où les choses se placent, et contribuent à la vérité.

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