Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Colette.
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Les Prévôts, lundi 30-10-95
Aimé,
… Un temps merveilleux, limpide, alors qu’on a quitté Paris par un temps de chien. La mer est nacrée, il n’y a pas d’autre terme pour la définir ; la campagne douce. Tu as une belle rose corail épanouie, et quatre boutons, et plus loin quelques roses jaunes… René me faisait remarquer combien l’odorat est plus affiné, ici ; et c’est vrai, à Paris tout semble noyé – surtout dans le bruit des voitures et l’odeur de l’essence… C’est drôle : Gérard, lui, comparant Nairobi et d’autres villes qu’il a connues dans ses pérégrinations, a trouvé Paris tranquille, belle, des rues avec peu de monde… C’est vrai aussi ; mais les Parisiens, et moi la première, on en a marre de la circulation automobile pléthorique et de la laideur des bâtiments… … (Eclaircissements à propos des deux (!) masseuses qu’elle avait vues régulièrement depuis des mois, l’une Chinoise, qui s’était « occupée » de la nuque) … En conclusion, j’ai cessé de la voir ; et m’en remets uniquement, et en conscience exigeante vis-à-vis de moi, et à la sagesse et la compétence de la masseuse (attitrée)… … A propos de l’affaire du pétrole, nos lettres se croisent… ; quels moyens avez-vous pour retenir cette prospection et la juguler ?
Quant à l’équipe du Matrimandir, tu sais combien je trouve importante ta participation active, mais c’est bien beau de
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