Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Colette.

***

Lundi 16-10-95

Aimé,

Juste pour te dire aujourd’hui qu’hier j’ai reçu un coup de téléphone de Klara – pour me parler du nouveau local de l’association, mais surtout de l’affaire du pétrole. Son message à toi tout d’abord : elle te dit qu’elle a trouvé ton exposé, ton intervention « très claire et très forte » et qu’elle en est heureuse. Si je comprends tout ce qu’elle m’a dit tu as beaucoup pris les choses en main, avec Luigi ? …Klara m’a également raconté comment, par la négligence de je ne sais qui, les Aurovilliens n’étaient pas au courant, ou conscients, de l’importance de cette affaire ; et que c’est ainsi que l’on t’avait demandé d’intervenir… Bref : … je connais ton esprit clair…, mais comment se battre contre ces énormes entreprises pétrolières ? Cela va vous poser de sacrés problèmes ; ils doivent avoir des cartes précises des gisements ? Ils sont près du Matrimandir ? (Note : une amie, Ana, m’avait alerté sur les activités foreuses qui s’étaient intensifiées non loin de sa maison à « Existence » : sous couvert de recherches géologiques, dont les résultats nous seraient utiles quant aux nappes phréatiques et aux rivières souterraines, quelques personnes du Comité Central d’Auroville, sachant en fait très bien qu’il s’agissait de futures exploitations de possibles gisements de pétrole, avaient donné leur accord à la compagnie Indienne ONGC pour le forage rapproché d’une quantité de sondes. Il ne fut pas difficile de remonter la filière et nous découvrîmes rapidement la présence d’un vaste camp temporaire du personnel de l’ONGC, et rencontrâmes les responsables et consultèrent leurs cartes – il y avait aussi des gisements un peu au large de la côte. Puis il nous fallut quelque temps pour les dissuader de poursuivre leurs prospections, et leur

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