Lettres à Divakar jusqu'à 2005
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Mardi 19-9-95
Aimé,
Alors, que je te conte aujourd’hui mon « aventure » - bien que je n’aie pas encore l’élément complémentaire que j’ai évoqué précédemment. Et, avant tout, je te donne la conclusion actuelle, qui t’évitera d’attendre la fin de mes descriptions : rassurante. Un beau jour, avant le retour à Paris, voilà-t-il pas que j’ai eu des troubles oculaires : vue double (assez rapidement disparue), difficulté pour la vue en bas – jusqu’à aujourd’hui. Cela venait d’apparaître lorsque je t’ai écrit des Prévôts ; je ne t’en ai pas parlé puisque j’avais obtenu, grâce à Fournel, un rendez-vous urgent avec un professeur ophtalmologiste de ses amis, et que je préférais donc attendre cet examen. Le mercredi 6 septembre, examen, tests presque amusants, très précis. Diagnostic : le… grand oblique droit coincé ; pas extravagant apparemment, symptôme qui souvent disparaît tout seul. Mais – et cela je m’y attendais, parce qu’avec la vulgarisation on sait beaucoup de choses, prudence, c’est-à- dire examen neurologique vasculaire. Comme je suis la « femme du Professeur Tzanck », je suis une privilégiée et j’obtiens un rendez-vous deux heures plus tard. Là, service spécialisé, des médecins qui m’ont fait, pour une fois, une excellente impression. Je suis, le lendemain, hospitalisée pour 1 journée ½ afin de faire les 4 examens fondamentaux (vasculaires et cérébraux) en un minimum de temps. Une technologie qui me stupéfait par sa précision. Résultas : rien d’anormal. Mais le diagnostic, pour eux, reste le même : il ne s’agit pas du tout d’un problème de vue, mais de quelque chose qui s’est passé au centre de commande des nerfs optiques, à l’arrière de la tête.
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