Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Aurovilliens l’auraient défendu…, quoi encore ?! Qu’on menacerait certains de ne pas renouveler leurs visas, que c’est beaucoup une question d’Indiens contre les occidentaux, qu’il y aurait là-dedans un « premier secrétaire »… et que la Fondation est au cœur de tout ça… ! Je dois honnêtement ajouter que le ton de Klara était très gentil et affectueux. N’empêche, explique-moi bien ce « tout ça », qui ne doit pas être inventé de toutes pièces. Et cette Fondation… est-ce de là que partent des attitudes dictatoriales, apparemment ? S’il y a beaucoup de vrai dans ces rumeurs, alors là ! Au fond, c’est ce que tu m’écris : à savoir que « d’être à la racine des questions, qui génèrent ailleurs tous les maux de la nature humaine, tu ne sais plus sur quelles bases les gens vivent… » C’est décidément vrai qu’Auroville est un creuset ! Mais lorsqu’on devine la présence active de conduites d’autoritarisme, de telles dérives on les reçoit dans l’estomac ! Enfin voilà, j’attends tes lettres… Je m’embrouille un peu dans la mise en ordre de mes notes avant le départ aux Prévôts… et m’inquiète un peu du nombre de visites annoncées… mais j’imposerai à tous mon temps de travail ! Et puis ça me casse les pieds d’écoper les dépressions et inerties de René… ; enfin, à cet égard je deviens très « philosophe » comme on dit couramment.
Bon courage au sein de ces remous constants, je suis avec toi et voudrais que ma présence soit … magique !
(Je souffre doublement de la chaleur ici, 35° étouffants, la transpiration, les jambes lourdes ; mais s’y ajoute mon grand souci à l’idée de celle que tu dois subir, alors que tu dois semble-t-il naviguer en eaux plus ou moins troubles !)
Je t’aime, t’embrasse,
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