Lettres à Divakar jusqu'à 2005

prélude à l’élection présidentielle – et les avertissements variés à l’intention de nos candidats orateurs ! … Hier, en allant au séminaire puis en revenant je t’ai raconté mes tergiversations… ; je t’en ai un peu parlé récemment, mais ça continue à tourner… En juin prochain ce sera la deuxième année ; continuerai-je la 3 ème ? Que ce soit intéressant, cela ne fait aucun doute ; varié, ouvert sur divers champs de pensée, de réflexions, d’interrogations. Mais, est-ce utile au sens profond du terme bien sûr, que je continue, moi, étant donné mes limites dans le temps ? N’ai-je pas autre chose à faire durant le temps qui me reste ? D’autant que Green vient de publier un livre inspiré par ces deux années de ce séminaire, auquel me référer si besoin est. Je me dis alors qu’un livre, c’est une chose immobile, un séminaire un lieu vivant. Mais : il y a autre chose qui justement vient troubler mes appréciations… Toujours, dans ma vie en particulier de travail, j’ai d’abord, et même pendant des années, suivi un enseignement ; jusqu’au moment où, soudain, (mais avant le « soudain » il doit y avoir une lente préparation) je suis saisie par une crainte de la répétition ; et je ne sais pas faire la part entre le besoin d’accéder à autre chose, et ce que je reconnais en moi comme une sorte de symptôme, l’anxiété devant le mouvement répétitif – c’est-à-dire une insupportable contradiction… Et je ne sais pas d’où me vient cette sorte de phobie. Voilà. (Et je suis assez troublée en cette minute même pour ne plus savoir si c’est la 2 ème ou 3 ème année du séminaire… ; facile à vérifier bien sûr !)

Vendredi

Alors j’ai ma lettre. Je suis toujours surprise et émerveillée devant certaines rencontres, certaines interférences : je me disais hier et ce matin, après donc ce que je t’écris plus haut, que le fait de t’avoir exprimé ça m’avait allégée. Et lorsque je lis tes lignes

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