Lettres à Divakar jusqu'à 2005

… Si tu savais comme je pense à toi – à ces quatre semaines qui m’ont beaucoup appris -, et à mon prochain retour, dont le « top » a déjà démarré ! Avec toi si fort,

Colette.

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Mercredi 15-2-95 (du 27)

Aimé,

Dans cinq minutes Paul vient les chercher pour les conduire au train (Jean Yves et Aurevan) : déjeuner à la maison, bain reposant, jeux avec Aurevan, et voilà, ils seront à Bordeaux à 21h30, Francis les attendant de pied ferme sur le quai… … Alors, que tu puisses suivre les choses… Depuis deux jours il y a un mieux très net (miraculeux, dit Christiane) ; on espère qu’il est dû aux effets de la 1 ère piqûre du traitement, et aussi à l’apaisement des douleurs (morphine), ce seul fait d’ailleurs permettant à Patricia de retrouver son énergie – la morphine n’ayant nullement altéré ses facultés. … Patricia a expliqué à Christiane son souhait, son choix de parler avec moi… Je résume. : il semblerait qu’elle se sente freinée dans son travail de conscience par un certain poids du passé…, « quelque chose » dont elle veut se libérer, à la manière psycho… etc. ; or elle pense, voit et ressent que je donne une unité entre ma « profession » et ma totale ouverture au travail de Mère ; que je vais donc pouvoir être l’interlocutrice utile. (Il se peut d’ailleurs qu’avec la présence de Jean Yves elle puisse franchir le pas). Quant à moi, évidemment, je suis un peu impressionnée par ce rôle, cette place dans cet important échiquier… Pourtant, pas tellement en vérité. Je me prépare à « l’inconnu », et mon attitude je la veux d’une très grande simplicité, d’une essentielle et

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