Lettres à Divakar jusqu'à 2005

(Après son séjour à Auroville) Vendredi 10-2-95

Aimé,

Eh bien voilà… le 27, devant moi des roses blanches, sur la cheminée des roses rosées, que j’ai achetées ce matin pour apporter une harmonie. C’était bien, avant-hier, que nous soyons partis tôt : le départ a été moins brutal, j’ai eu le temps… … Je veux te dire, te redire, combien j’ai trouvé adorable ta présence, alors que tu es si préoccupé ! Combien je suis touchée et combien mon cœur t’en est reconnaissant ! Comme j’aimerais pouvoir te décharger le mieux possible de ce que tu vis actuellement dans cette « tourmente » au sein de l’équipe ! En tout cas – je ne sais pas si c’est de ma part une attitude magique -, je ne peux m’empêcher de croire que cette part que je prends, que cette participation, ce partage n’aient pas un effet positif ! … Et même si mon avis, tel par exemple que je te l’ai exprimé à propos de l’attitude la meilleure pour toi, ne tient certes pas assez compte des réalités, je trouve qu’il peut avoir sa place en tant que manifestation de mon attachement à tout ce qui se passe autour du Matrimandir. Oui, c’est bien que René ait eu cette fois une autre vision du Matrimandir ; et qu’il ait pu avoir, je trouve, une attitude plus vraie avec toi en particulier. Ce qui peut te permettre de mieux localiser encore le niveau de mes propres problèmes avec une certaine part de sa personnalité. Tu m’as beaucoup aidée le jour où tu m’as dit, pour parer à mon inquiétude d’être parfois injuste avec lui, « il a choisi de vivre avec toi, tu as ton chemin, c’est lui qui doit comprendre… ». Par ailleurs, je t’ai parlé de cette représentation qui m’est actuellement utile : ne pas condamner le mental, voir son mouvement vers « plus haut », mais aussi son attachement à l’ego ou, autrement dit, l’utilisation du mental par l’ego…

1086

Made with FlippingBook flipbook maker