Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Le René comme ci, comme ça, quand même un peu moins fatigué mais avec une fièvre qui ne cède pas. Il faut envisager quelques examens supplémentaires – une série d’hémocultures – selon Duchesne qui, en tant qu’ancien réanimateur, pense qu’une fièvre inexpliquée ne doit pas le demeurer. Son découragement de temps en temps, et aussi son désoeuvrement actuel, m’attristent ; d’autant plus qu’il y a un contraste entre lui et moi lorsque je me prépare à partir au 27 pour travailler… Enfin, je choisis la confiance, profondément, c’est la meilleure alliée et conseillère. Ah ! Que je n’oublie pas non plus : une remarque, que je t’avais faite il y a pas mal de temps déjà, et à laquelle je tiens… dur comme fer ! Lorsque, à propos de la construction pour Jean Yves, tu me dis, cette fois encore, que tu prendras sur ton dos (je cite à peu près) les conséquences de son installation à Sincérité, je ne suis pas du tout d’accord. Prête-moi pleinement ton oreille : j’ai l’impression (je n’ose pas dire la certitude) que mon désaccord reflète bien la vérité et la réalité. A quoi répondrait que tu acceptes d’être la cible de certaines violences mentales (d’autant qu’il est peut-être en effet nécessaire, ça je ne sais pas bien, d’organiser les lieux d’urbanisation ?). A quoi répondrait l’acceptation de Jean Yves ? Pourquoi t’exposer à des complications dont, entre autres, le Matrimandir aurait à pâtir très certainement ? Bref, quel rôle joueraient là – peut- être ? – l’ego, ou le mental, ou (dans mon langage de travail) l’inconscient ? En conclusion je trouve qu’une telle situation ne serait acceptable ni pour toi et ton travail, ni pour Jean Yves, ni pour vous deux… Tu dis tes réactions. Autre chose. J’ai eu la surprise ce matin d’avoir vu une pensée se dessiner en jeux de forces, ou en formes précises. Je t’explique. Cela a trait à ce démêlé que tu as eu avec Roger A. et dont tu t’entretenais chez Barbara à dîner… Vieille histoire, diras-tu ; peut-être, quoique… Peu importe, elle me sert d’exemple ici. Si tu te souviens (bien que tu ne m’aies prêté je crois qu’une demi oreille), je t’avais dit :

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