Deux autres textes au sujet d'Auroville, pour Auroville
la plus diligente, effective et fidèle, mais il ne leur est pas demandé d’offrir leur être tout entier à une action transformatrice sur le chemin d’une condition encore inconnue sur la Terre. Ainsi, nous sommes ici devant un inextricable conundrum : la Mère a spécifié que, pour pren dre part à l’organisation d’Auroville, il faut s’y être engagé à vie ; cette condition naturellement devrait interdire aux officiers du Gouvernement d’interférer ou de chercher à contrôler les affaires d’Auroville.
Il ne s’agit pas ici de qualités, d’apti tudes ou de comportements, mais bien d’une sorte d’engagement et de don de soi plus profonde.
L’on peut rationnellement débattre des pours et des contres de quelque arrangement ou compromis pour qu’un degré de collaboration volontaire puisse être obtenu entre ceux qui ont choisi de donner leur vie à Auroville et ceux qui représentent le Gouvernement Central à ce moment critique de transition, mais il doit y avoir une compréhension plus juste de la différence essentielle dans la nature des choix respectifs si aucun compromis temporaire doit avoir une chance de progresser et d’accomplir. Auroville a beaucoup à offrir à la nation et son peuple et, pour que ce partage et cette diffusion s’opèrent harmonieusement, le respect mutuel et une attention réelle doivent être assurés. En termes de « dharma », l’on peut citer des positions et des actions de la part du Gouvernement qui ne répondent ni aux exigences profondes d’Auroville ni aux siennes propres. Le gouvernement Central n’a aucun « droit » de nommer ou désigner aucun organisme gouvernemental, tel que la fondation Auroville, comme le propriétaire d’Auroville (ses terres et ses biens), puisque l’intention originelle et première de l’Acte de Parlement était de protéger Auroville précisément contre de telles revendications de propriété et de pourvoir Auroville d’un statut légal qui lui permettrait de se développer selon ses buts et objectifs ainsi qu’ils sont exprimés dans sa Charte. Par conséquent, il est « adharmique », de la part du gouvernement central de revendiquer aujourd’hui l’entier contrôle des terres et des biens d’Auroville, qui n’appartiennent à « personne en particulier, mais à l’humanité dans son ensemble ».
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