Comment L’appeler?

C‟est le corps, cet infinitésimal condensé de l‟univers, qui est le moyen et le lieu du passage. C‟est dans sa conscience qu‟il nous faut trouver la clé de l‟harmonie souveraine. Il ne s‟agit ici ni d‟un souhait pieux ni d‟une formulation romantique, idéaliste ou poétique d‟un rêve impossible, mais d‟un constat, celui d‟un réel travail de découverte dans les mystérieux dédales de notre matière corporelle ; d‟un constat qui s‟avère plus concret lorsque, par exemple, l‟on devient un peu plus conscient des équilibres cellulaires qui favorisent l‟immunité, ou bien des capacités de guérison que certaines orientations de la conscience individuelle permettent d‟actualiser. Il nous faut trouver dans ce corps-même la semence du prochain possible, d‟une libre plénitude qui reconnaîtra l‟avenir - et par l‟être de vérité sera reconnue. Il y a ainsi des instants où le corps soudain communie avec la matière environnante dans une même harmonie de joie – une sorte d‟adoration heureuse et constamment surprenante – et sait alors qu‟il n‟y a vraiment aucune raison de céder au désordre, ou à la désintégration et que les cellules sont capables d‟un progrès continu en avant. Et que la mort et la défaite et la souffrance et la trahison appartiennent à l‟illusion dont nous avons eu besoin pour grandir et devenir capables de s‟offrir à Cela qui est le Vrai, le Juste et le Vaste.

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